QUALITE DE SERVICE EN TELECOMMUNICATIONS: DES SUIVIS PLUS STRICTS SUR LES OPÉRATEURS

Malgré son évolution constante, les qualities des services en téléphonie et Internet ne sont pas encore satisfaisantes pour les consommateurs à Madagascar. Un séminaire pour la recherche de solutions à ce problème se tient actuellement à l’ARTEC Ivandry.

Aligner les normes aux standards internationaux et uniformiser les indicateurs. Ce sont les objectifs principaux du séminaire sur la qualité de service qui se tient du 30 octobre au 3 novembre. Organisé par l’ARTEC (Autorité de régulation des technologies de communication) et l’UIT (Union internationale des Télécommunications), cette rencontre de travail rassemble les opérateurs et les représentants du secteur public œuvrant dans les télécommunications. Des experts de l’UIT interviennent également dans ce séminaire et offrent des formations sur les normes. D’après le directeur de régulation des marchés auprès de l’ARTEC, Brillant Rakotoratsimanjefy, les utilisateurs ont également besoin de formation sur les normes et les offres sur le marché. « Lorsque nous payons pour des services, il y a également la qualité qui va avec. Les utilisateurs se plaignent parfois sur cette qualité, mais il arrive que l’insatisfaction émane d’un manque de compréhension de l’offre proposée. Néanmoins, nous invitons toujours les utilisateurs à fournir des informations à l’ARTEC sur la qualité de services ou pour d’éventuelles plaintes afin que nous puissions prendre des mesures avec les opérateurs concernés », a affirmé le représentant de l’ARTEC.

Normes. En effet, cette autorité de régulation a pour rôle de faire respecter les normes en se basant sur les seuils de tolérance prévus par la loi en vigueur. D’après Jean-Jacques Massima, représentant régional de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar, ces seuils doivent être uniformisés pour tous les opérateurs, en se référant aux normes internationales. « Si je prends l’exemple des opérateurs en téléphonie mobile, il existe un cahier des charges pour l’opérateur fournisseur de service où sont précisés les indicateurs. Cela concerne par exemple le nombre de panne ou de coupure tolérable sur le réseau ; le nombre d’échecs pour les appels émis par les utilisateurs, etc. Le nombre de désagréments subis par les utilisateurs ne devrait donc pas dépasser ces limites. En outre, les opérateurs doivent offrir les mêmes services, les mêmes qualités et les mêmes prix sur tout le territoire malgache. C’est cette uniformisation que nous voulons mettre en place à l’issue de ce séminaire », a affirmé le représentant de l’UIT. Par ailleurs, cette organisation internationale classifie les pays du monde selon les indicateurs de qualité. Le prochain rapport sera publié le 14 novembre et permettra de connaître le rang de Madagascar parmi les autres pays du monde.